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	<title>Synthesizer &#8211; El Jaliya Dz</title>
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		<title>Brahim Sedik: Assirem, l’espoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ElJaliya Media]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2009 20:54:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[chanteur/chanteuse]]></category>
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					<description><![CDATA[Brahim Sedik est un jeune artiste kabyle et algérien qui ne passe pas inaperçu. Son sourire, son dynamisme et sa facilité d’approcher les gens ont fait en sorte à ce qu’on se souvienne de lui pour longtemps. Installé au Canada depuis 1997, il a tout essayé pour se frayer un chemin dans le milieu artistique [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Brahim Sedik est un jeune artiste kabyle et algérien qui ne passe pas inaperçu. Son sourire, son dynamisme et sa facilité d’approcher les gens ont fait en sorte à ce qu’on se souvienne de lui pour longtemps. Installé au Canada depuis 1997, il a tout essayé pour se frayer un chemin dans le milieu artistique de la communauté en attendant de se faire connaître aussi par le Québec. Finalement, sa patience et sa persévérance ont fini par triompher.</strong></p>
<p>En effet, au bout d’une année d’un travail acharné, Brahim a produit son premier album. Ce dernier, entièrement conçu en kabyle, est composé de 8 chansons teintées d’espoir et de l’amour de mener dignement sa vie.</p>
<p>Brahim ne s’est pas contenté de produire son album. Il a voulu fêter sa naissance aussi. En effet, le 6 juin 2009, une soirée mémorable a eu lieu au Ryad, à Montréal, pour le lancement officiel du premier album. Des artistes et des amis étaient présents pour partager avec l’artiste sa joie d’avoir réussi enfin à donner vie à un projet qu’il peaufinait pendant plus d’une année. La soirée a été animée respectivement par le groupe Berbanya, Fouad Yalaoui et Djamel Lahlou. Ces artistes, choisis par Brahim, ont pu, en l’espace d’une heure, transporter l’assistance au cœur de la Kabylie profonde et de ses airs du terroir. Brahim a tenu à ce que des chanteurs kabyles de Montréal célèbrent avec lui la naissance de son « bébé artistique » : « <em>C’est très important pour moi d’associer des chanteurs qui chantent en kabyle à ce moment  de ma vie</em>», nous dira-t-il. Il est évident que cet évènement a été bien encadré et mené par le synthétiseur Samir Harfi qui maîtrise tous les styles musicaux de notre région nord-africaine. Bravo Samir !</p>
<p>C’est vers la moitié de la soirée que Brahim prend le micro. Après avoir remercié l’assistance d’être venue partager ce beau moment avec lui, il a commencé à chanter, à s’éclater. Il était un peu stressé mais heureux. Et pour faire plaisir à tout le monde, il a chanté dans les trois langues. Pour Brahim, être ouvert sur les autres cultures n’équivaut aucunement au reniement de soi. D’ailleurs, Brahim est connu dans la communauté algérienne depuis quelques années pour son esprit ouvert et rassembleur. Il chante, sans aucun complexe, dans les trois langues qui composent en fait le paysage linguistique algérien. Mais, arrivé le temps de donner vie à son produit culturel, il a voulu le concevoir entièrement en kabyle.  En écoutant religieusement son album, des thèmes comme l’amour (Comment t’oublier ?), le dévouement (Quand je la vois), l’orgueil  et  la dignité de l’individu (A tagui) ont accaparé le plus grand espace dans la tête de l’artiste.</p>
<p>Ce qu’on pourrait également lire sur la pochette de son album signé Nacer I. «  Forgé par plus de vingt années d’expérience scénique, en Algérie, en France et au Canada, il enregistre des titres originaux qu’il a écrit dont les thèmes s’articulent autour de l’amour, l’exil, l’espoir , des sujets qui touchent l’individu. » Mais, un album est comme une toile, chaque personne pourra l’apprécier à sa manière et en faire sa propre lecture.</p>
<p>Pour finir, Brahim a commencé l’été avec beaucoup d’enthousiasme et de détermination. Rien ne pourra désormais le dévier de la trajectoire qu’il s’est tracée. Il a lancé son premier album. Il a chanté la fête du Québec. Il a rendu un vibrant hommage à Matoub Lounès. Et enfin, il chantera pour la fête de l’indépendance de l’Algérie le 4 juillet à Laval. Et que les belles choses continuent pour toi Brahim !</p>
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<p>Par Djamila Addar</p>
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		<title>Idir, l’espace kabyle et les grands espaces</title>
		<link>http://eljaliya.com/idir-l-espace-kabyle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ElJaliya Media]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 20:58:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[La Kabylie, cet espace berbère d’Algérie, a sa langue propre, ses valeurs propres, ses revendications propres, ses artistes, ses poètes, ses chantres. S’il faut nommer un seul chanteur kabyle, Idir vient en tête. Le parrain des 22e Nuits d’Afrique a la stature d’un Gilles Vigneault, d’un Félix Leclerc ou d’un Richard Desjardins. La carrière de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Kabylie, cet espace berbère d’Algérie, a sa langue propre, ses valeurs propres, ses revendications propres, ses artistes, ses poètes, ses chantres. S’il faut nommer un seul chanteur kabyle, Idir vient en tête. Le parrain des 22e Nuits d’Afrique a la stature d’un Gilles Vigneault, d’un Félix Leclerc ou d’un Richard Desjardins.<span id="more-297"></span><br />
La carrière de cet auteur-compositeur-interprète, né en 1949, remonte à son adolescence alors qu’il se destinait vers des études de géologie. Après un premier tube (Rsed A Yidess) diffusé à Radio Alger en 1973, Idir signait chez Pathé Marconi en 1975 et lançait un album réalisé à Paris: A Vava Inouva, dont la chanson-titre allait devenir un succès planétaire, c’est-à-dire distribué dans 77 pays et traduit en 15 langues.</p>
<p>«J’ai commencé à 17 ans, ça m’a toujours fait bizarre de voir des gens beaucoup plus âgés venir me demander conseil à partir des mots que j’écrivais dans mes chansons. Je crois qu’on m’attribuait des choses qui dépassaient de loin ma compétence. C’était l’effet du succès… C’était être là au moment où il fallait, avec les mots qu’il fallait dire à l’époque. C’est vrai que j’ai vite occupé une place à part, il ne faut pas faire de fausse modestie. Je suis un privilégié, je dépasse le cadre d’un simple chanteur.»</p>
<p>Le sociologue français Pierre Bourdieu, d’ailleurs, a déjà fait observer qu’Idir n’était pas un chanteur mais un membre de chaque famille qui possédait ses disques.</p>
<p>«À travers la tradition dont je suis tributaire, en révélant qui je suis, mes fans retrouvent une tranche de leur histoire dans la mienne.»</p>
<p>Jamais Idir, d’ailleurs, n’a cessé de cultiver une saine proximité avec son public kabyle, qu’il fréquente toujours : «Il est tout à fait normal pour moi d’aller chez les gens comme ça, simplement. Sans eux je ne suis rien, déconnecté, mal à l’aise, je ne peux évoluer comme il le faut. Ce sont les petites gens qui m’attirent, souvent âgées, qui ne savent ni lire ni écrire. Je suis bien en leur compagnie car on évite le superflu. On va tout de suite à l’essentiel.»</p>
<p>Issus d’une tradition orale jusqu’à une période encore récente, les Kabyles algériens n’ont quand même pas peur des mots, bien au contraire.</p>
<p>«Chez nous, la valeur du mot est énorme. Avant la modernité, les tribus kabyles en guerre faisaient s’opposer leurs poètes dans des joutes oratoires. Toutes les tribus se rendaient à l’évidence des mots les plus extraordinaires… et la guerre finissait ! Même les personnes âgées qui vivent encore d’aujourd’hui et qui n’ont pas eu d’éducation veulent d’abord savoir ce que raconte une chanson.»</p>
<p>Chantre de l’identité kabyle dans les années 70, Idir s’identifie aussi à l’espace berbère, qui s’étend des îles Canaries à l’Égypte, du Tchad à la Méditerranée. «On y retrouve la même base linguistique que dans la langue kabyle explique le chanteur. C’est passionnant de voir comment une civilisation qui a couvert un territoire aussi immense a pu résister dans certaines poches stratégiques. Les montagnes, le désert…»</p>
<p>Idir, lui, résiste en région parisienne, bien qu’il retourne très souvent en Algérie où vit encore sa vieille maman de 93 ans. Il explique sa migration: «Dans ma langue maternelle, je n’étais pas reconnu de fait en Algérie. Je n’arrivais pas à m’épanouir. J’en étais même venu à me demander si la société occidentale n’avait pas eu raison de moi, si je ne courais pas après un pays qui s’éloignait chaque jour un peu plus. L’espace kabyle subit l’arabisation à outrance, l’idéologie a pris le pas sur le reste de la vie. On a uniformisé cette région avec un chômage énorme… Je crois qu’on ne veut pas d’une région qui puisse être une conscience, une matière grise, car ça fait peur aux gens qui sont en face.»</p>
<p>Outre le kabyle qui constitue son premier véhicule linguistique, le français est aussi une langue d’expression pour Idir. En témoigne La France des couleurs, un album de 17 titres réalisé l’an dernier avec une foule de jeunes artistes français issus tous horizons raciaux et culturels. Jeudi soir, il compte d’ailleurs présenter un répertoire bilingue au public des Nuits d’Afrique.</p>
<p>«J’ai été nourri au biberon de Brel, Brassens, Ferré, Vigneault et Leclerc. Des enregistrements québécois chez moi à l’époque? Bien sûr. Nous étions des enfants de l’indépendance, nous étions ouverts, nous recevions Fidel Castro et le Che. Nous avions réussi notre révolution, nous étions le phare du Tiers-Monde, champion du non alignement. Toute l’Afrique était en marche vers la décolonisation, tu imagines la fierté d’un lycéen algérien de 17 ans? C’était une période très porteuse», souligne-t-il, sans cacher son bonheur de parrainer un festival qui célèbre l’Afrique dans toutes ses couleurs.</p>
<p>Cela étant, Idir ne semble plus retrouver tous ses repères dans le nouveau paysage culturel de Kabylie «Les chanteurs des plus jeunes générations, pense-t-il, font plus dans l’illustration et dans le folklorisme. Je suis profondément kabyle dans l’âme mais ça ne m’empêche pas de venir au Québec, de m’imprégner de l’Autre. Or, j’ai l’impression que là-bas, on s’en tient au kabylo-kabyle. Et ça m’énerve un petit peu. Ce n’est pas la Kabylie qui doit l’emporter chez un artiste kabyle, c’est son art. Si je te regarde, je préfère te débusquer dans ton clin d’œil, dans ta manière de sourire. Ça me renseignera plus sur toi que tes idées.»</p>
<p>Pour Idir, en fait, l’art est un combat du profane sur le sacré, c’est le pouvoir de dire non et donc le pouvoir de plaire, d’attirer des gens juste par la beauté du mot et d’une belle mélodie.</p>
<p>«En vieillissant, confie-t-il en concluant, je me suis rendu compte que la musique était quelque chose d’essentiel à mon travail. Mais j’ai longtemps cru que la musique était un prétexte pour dire un mot. Oui, j’aurais fait des joutes oratoires si j’avais vécu au 19e siècle. Et j’aurais remporté des victoires!»</p>
<p>Source: <a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080709/CPARTS03/80709200/1017/CPARTS">http://www.cyberpresse.ca/article/20080709/CPARTS03/80709200/1017/CPARTS</a></p>
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